Harcèlement Travail-Solidarité 66

C'est à ces postes qu'il peut se réaliser, s'exprimer, mettre ne scène ses pulsions ou ses fantasmes.

Il va chercher la relation de forces avec les collaborateurs et lorsque l'un d'entre eux résiste à ses injonctions, ou a ses ordres, il redouble d'agressivité à son égard, cherchant par là une forme de revanche "jouissive".

Il peut être "cassant", "péremptoire", cherchant le mot qui "fait mal".

Il peut, en réunion, par exemple, se délecter d'une goûteuse déstabilisation à l'égard d'un collaborateur en lui faisant perdre la face devant ses collègues.

L'agressivité qu'il déploie n'est pas forcément directe. Il peut multiplier les comportements de pouvoir abusifs et inutiles : faire attendre, prolonger les réunions, supprimer les congés sans raison, convoquer ses collaborateurs à des heures tardives.

Cette même agressivité peut passer  par des détours encore plus redoutables : élévation volontaire et progressive de la charge de travail par souci de vengeance, pression excessive non justifiée, menaces habituelles autour de la notation ou du licenciement, mesures d'isolement, recherche et provocation de la faute.

Le pervers sadique est attiré, et réciproquement, par les personnalités masochistes. Celles-ci trouvent une satisfaction consciente ou inconsciente, souvent ambivalente, dans cette relation avec le sadique.

Source : Décrypter le harcèlement moral de Jean-Paul Guedj